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L'industrie de l'allaitement au dix-neuvième siècle et sa mise en peinture
Dans la France du dix-neuvième siècle, positiviste et hygiéniste, l'alimentation des nourrissons constitue un défi sanitaire et social d’autant plus important que la bourgeoisie parisienne, ainsi que les ouvriers et artisans des faubourgs, confient massivement leur progéniture à des nourrices. La contradiction des discours médicaux et moraux Dès la fin du dix-huitième siècle, l'allaitement maternel est une pratique marginale à Paris, concernant moins de cinq pour cent des nai
Art d'Histoire
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Le Tambourin : une taverne de Montmartre transformée en laboratoire de l'avant-garde parisienne ?
Vincent van Gogh, L'Italienne, 1887 Au printemps 1885, un café du boulevard de Clichy tenu par une certaine Agostina Segatori va pour quelque temps se muer en galerie d’un genre tout particulier. Un décor sur le thème de Tambourin Le nom à lui seul suffit à décrire l'auberge qui affiche une décoration peu commune autour de l’instrument de musique simple et populaire, le tambourin, décliné sous toutes ses formes. Vincent van Gogh, Panier de pensées, 1887 L’enseigne, les plats
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La collection d’estampes japonaises de Van Gogh
À partir de l'ouverture forcée du Japon en 1854 et de la signature de traités de commerce qui s'ensuivirent, les grandes villes américaines et européennes voient affluer des objets du Japon, suscitant une curiosité d'abord discrète, puis envahissante. Vincent van Gogh commence à acquérir ces images venues du Soleil Levant, d'abord à Anvers, puis en grand nombre à Paris. Vincent van Gogh, Autoportrait à l'oreille bandée, 1889 Il en tapisse les murs de ses ateliers et de ses ch
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Edgar Degas, la genèse d’une technique moderne à contre-courant
Edgar Degas, comme Georges Seurat, appartient à ces novateurs formés à l'école classique. Mais Degas, contrairement à Seurat, ne suivit que très brièvement les cours de l’École des beaux-arts et préféra se rendre directement en Italie pour y étudier. Sa modernité est ainsi née de l'étude des maîtres classiques qu’il admirait et de la mise en pratique des conseils qu’il reçut du maître incontesté de la ligne, Jean-Auguste-Dominique Ingres en personne. Retour sur une formation
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L’impressionnisme et la névrose du violet : entre révolution optique et pathologie rétinienne
Paris, à la fin du dix-neuvième siècle. À partir de 1874, les expositions indépendantes d'un nouveau groupe de peintres bouleversent les conventions académiques. On les connaît sous les noms d’intransigeants ou d’impressionnistes. Si les premières critiques se concentrent massivement sur l'aspect inachevé des toiles et l'absence de fini, un autre sujet de polémique émerge à l'occasion de la vente du groupe à l'Hôtel Drouot en 1875 : l'usage intensif et perturbant des teinte
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Madame Desoye et le Japonisme : L'influence Méconnue d'une Marchande Parisienne
Dans le Paris du Second Empire, au début des années 1860, naît le Japonisme qui doit beaucoup à une boutique installée au 220 rue de Rivoli et brillamment dirigée par Louise Desoye. L’historiographie aura souvent confondu les adresses et enseigne du Magasin « E. Desoye » spécialiste en objets du Japon avec La Jonque Chinoise ou La porte Chinoise qui sont des établissements concurrents. Comment cette marchande est-elle devenue la plaque tournante d'une avant-garde intellectuel
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Le japonisme sous le Second Empire : la société du Jing-Lar, cénacle artistique ou confrérie républicaine ?
En 1868, dans le sillage de l'Exposition universelle de l'année précédente, un cercle restreint de critiques et d'artistes instaure une rencontre dominicale et mensuelle à Sèvres. Cette confrérie masculine, baptisée la société du Jing-lar, semble, à première vue, s'inscrire pleinement dans la mode du japonisme balbutiant. Toutefois, derrière l'esthétique soignée des estampes et les décors d'Extrême-Orient, se dissimule une autre réalité historique, cette fois politique comme
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Les échanges de Vincent van Gogh en 1888 : entre tradition japonaise et réseaux d'avant-Garde
Arles, automne 1888. Vincent van Gogh est isolé dans ce pays qui lui semble un petit Japon et envisage, à l'instar de la tradition japonaise, des échanges de peintures avec ses amis peintres. L'inspiration nippone L'impulsion de ce réseau d'échanges provient directement de l'attrait de Vincent van Gogh pour la culture japonaise et du sentiment qu’il a, à la lecture de Louis Gonse, de l’existence d’une douce fraternité entre artistes et poètes du pays du Soleil Levant. Il app
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Qui eut l’idée d’appeler "Japonisme" cette révolution des arts occidentaux au contact du Japon ?
À partir de la fin des années 1850, avec l'ouverture du Japon au commerce mondial, liée à la fin de l'isolationnisme imposé, le Sakoku,des objets japonais entrent en masse sur les marchés occidentaux, par « ballots » entiers. Une nouvelle visibilité se révèle et bouleverse l'esthétique européenne, de la décoration au vêtement en passant par les beaux-arts. Il fallait inventer un nom à cette mode ou à cette révolution. On l'appela Japonisme. Qui en a inventé le terme ? Comme
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Julien François Tanguy : comment un humble broyeur est-il devenu la vitrine de Cézanne et de Van Gogh?
Entre les années 1860 et 1890, une figure modeste, Julien François Tanguy, affectueusement surnommée le père Tanguy, devint un soutien financier, matériel et idéologique pour des artistes encore inconnus tels que Paul Cézanne et Vincent van Gogh. Le parcours d’un marchand singulier Né en 1825 dans les environs de Saint-Brieuc, Julien François Tanguy exerce d'abord la profession de plâtrier avant d'intégrer la Compagnie des chemins de fer de Bretagne. Son installation à Paris
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Qui aura été le découvreur des estampes japonaises en France. Course d’ego et petits mensonges
1854. Le Japon, isolationniste, est menacé par les canons américains du commodore Matthew Perry. L’Empire du Soleil-levant s’incline et accepte de commercer avec les États-Unis, puis, dans la foulée, avec les pays européens. Y affluent alors un grand nombre d’objets japonais. Reste que la présence de japoneries ou japonaiseries n'explique pas à elle seule la reconnaissance de leur valeur artistique. Encore fallait-il qu’elle soit esthétiquement admise en tant qu’ouvrage d’a
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La révolution silencieuse du cadre impressionniste et post-impressionniste
Paris, 1852. Le règlement du Salon impose le cadre doré à la réception des ouvrages soumis au Salon. Vingt-cinq ans plus tard, conservateurs, membres du jury et académiciens sont scandalisés par la soif de modernité d'une jeune génération de peintres dont la bataille se porte jusqu'à un détail qui semblait hors discussion : le type d'encadrement. Le Monopole Du Cadre Doré Le choix du cadre est-il libre ? Oui s’il est stocké à l’atelier, non s’il entend être exposé au Salon
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Claude Monet et sa collection d’estampes japonaises
Si Monet n’a peut-être pas été le tout premier à “ découvrir ” la valeur esthétique des estampes japonaises, il en fut un grand collectionneur. Monet Découvreur des Estampes, un récit biaisé À la fin de sa vie, selon les propos recueillis par l'auteur Marc Elder, le peintre affirmait avoir acquis ses premières estampes chez un brocanteur du Havre en 1856. Ce marchand de curiosités exotiques, allant du perroquet à la noix de coco, aurait également stocké des estampes qui po
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L'influence de l'art japonais à Paris au XIXe siècle : entre assimilation esthétique et rupture de la symétrie
Au début des années 1860, l'arrivée discrète puis massive d’objets provenant du Japon remet en question les règles traditionnelles de la représentation occidentale. Les observations formulées par le critique d'art Ernest Chesneau, parmi les premiers à étudier et promouvoir les arts japonais, reviennent sur les différences fondamentales avec les arts européens. Décentrage et absence de symétrie : de nouveaux principes décoratifs Le 19 février 1869, lors d'une conférence prono
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Manet, Flâneur et Peintre Moderne contre l’Avis de Baudelaire
Dans le contexte des années 1830-1840, naît une figure propre à Paris, indissociable de la naissance de la modernité : celle du flâneur, ce promeneur au regard éveillé, peut-être ironique et quelque peu dilettante, pour n’avoir ni but ni métier. Or, chez Charles Baudelaire, ce flâneur devient l’archétype de l’artiste moderne, celui qui observe, enregistre et esthétise son époque. La Sociologie du Flâneur Henri-Désiré Porret, Le Flâneur, 1841 Les physiologies sont à la mode au
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Comment les Peintres ont Contourné le Salon Officiel au XIXe siècle
Aux Origines du Marché de l’Art La scène artistique parisienne du dix-neuvième siècle est souvent perçue à travers le prisme d’un affrontement binaire entre l’académisme rigide du Salon officiel et la rébellion éclatante des impressionnistes en 1874. La réalité historique est bien plus nuancée. Il existait de nombreux espaces d’exposition alternatifs au Salon depuis la fin du XVIIIe siècle. En parallèle au système d’exposition géré par l’État, c’est-à-dire par l’Académie et
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Théâtralité et Absorbement, Deux concepts de Michael Fried
Au cours de la seconde moitié du dix-huitième siècle français, la relation entre une toile et son public se modifie. Le style rococo, alors dominant, commence à susciter un profond rejet en raison de son caractère jugé artificiel et superficiel. Le cœur du problème réside dans la place accordée à la personne qui regarde l'œuvre : le tableau doit-il s'adresser directement à elle, ou au contraire, l'ignorer pour exister par et en lui-même ? Michael Fried, fut un des grands hist
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Le Paysage Impressionniste de Monet Face à l'Industrialisation de la Seine, le cas d’Argenteuil
La commune d'Argenteuil, située sur les rives de la Seine au nord de Paris, est connue, avec Bougival, comme l'un des espaces préférés où les peintres de plein air, et notamment les impressionnistes, allaient planter leur chevalet. Claude Monet, Le Pont d'Argenteuil, 1875 On retient l'image d'un havre bucolique, dédié au canotage et aux flâneries dominicales, sous un ciel dégagé. Toutefois, la ville était déjà une banlieue industrielle de Paris avec la pollution atmosphérique
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Georges Seurat et Piero della Francesca: Aux Racines Classiques du Néo-Impressionnisme
La relation esthétique entre Georges Seurat, précurseur reconnu de la peinture moderne, et le maître primitif de la Renaissance italienne, Piero della Francesca, peut surprendre, mais elle est avérée. Seurat admirait le peintre d'Arezzo alors qu’il peignait sa Baignade à Asnières et Un Dimanche après-midi à l’Île de la Grande Jatte, créant un pont entre la rigueur mathématique du Quattrocento italien et ses propres expérimentations optiques. Georges Seurat, Une Baignade à Asn
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Édouard Manet et Thomas Couture, Apprentissage et Incompréhension
Paris, 1850. Édouard Manet a dix-huit ans quand il choisit d’apprendre la peinture à l’atelier du maître Thomas Couture, réputé moins strictement académique que ses confrères. Il reste chez Couture pendant presque six ans, jusqu’au début de l’année 1856. Y étudie également son compagnon de collège Antonin Proust, témoin de ces années d’apprentissage et rapporteur des anecdotes qui ont contribué à la construction de la mémoire du personnage. L'Atelier comme caveau, L'Académi
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